Sonotone

Two Door Cinema Club

Beacon

Kitsuné

Rock

01 - 10 - 12


par Gaspard Turin

«Beacon», la balise, le phare. Un objet rassurant, qui pulse et guide. Comme le suggère le titre de ce second album, la recette des trois Irlandais n’a pas changé depuis le monumental succès de Tourist History (2010). Une power-pop nerveuse et enjouée, des refrains illuminés par la voix claire d’Alex Trimble et les guitares de Sam Halliday. Le genre a ses limites, on pourra à juste titre critiquer la brillance un peu factice de la production de Jacknife Lee, et la subséquente superficialité de l’ensemble. On n’est pas très loin de Keane. Mais d’une part Trimble respire l’honnêteté dans son chant et ses paroles; d’autre part on ne s’est pas fichu de nous au niveau des chansons, car Beacon regorge de tubes évidemment imparables, du single Someday aux enthousiasmantes Sleep Alone ou Settle, la bien nommée Sun. Le disque se tient sur sa longueur, les temps morts sont rares, on en aura pour son argent. Gros bémol tout de même: le trio délivre avec candeur la pochette la plus sexiste de l’année – une femme-luminaire suspendue au plafond, et dont seule est visible la moitié inférieure (du coup, on perd bien sûr le bénéfice des nibards, mais quel plaisir de ne pas avoir à l’entendre). On pardonne à la jeunesse, mais pas à l’immaturité, et celle-ci n’a sa place nulle part, hormis sur les couvertures des albums de Spinal Tap.

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