Sonotone

Ducktails

The Flower Lane

Domino

Pop

01 - 03 - 13


par Gaspard Turin

Ça commence avec Ivy Covered House, où l’on est comme invité à entrer comme dans une vieille maison bien connue. Une maison qui serait celle des Smiths de… Back To The Old House. Personnellement, je n’en demandais pas plus. Mais juste ensuite, la chanson-titre renvoie illico son auditeur au grand air, pour le conduire le long d’une allée jadis arpentée par John Lennon («Imagine all the people», ose même Matthew Mondanile au tournant d’un couplet). En troisième position, Under Cover désoriente à nouveau, mais la rondeur de sa basse et son groove mid-tempo (entre Destroyer et The Shins) et ne gâchent pas le plaisir pour autant. Ce n’est que le début d’un festival de chansons pop géniales, conçues par ce guitariste de Real Estate, dont la voix s’affirme au fil des morceaux. Une voix humble et parfois plate, volontiers rehaussée d’un écho qui finit par diablement rapprocher Ducktails de Deerhunter. Pas de quoi se plaindre de telles références, et avec ce qu’il lui reste sous le pied, Mondanile a de quoi pavoiser pour tout le reste du disque, notamment avec Timothy Shy ou la très belle reprise Planet Phrom (de Peter Gutteridge, un Néo-zélandais absolument inconnu de moi avant il y a cinq minutes). Il n’y a guère que Letter Of Intent qui fasse un peu tache, rappelant le George Michael de Fastlove… Mais on ne va pas lui en tenir rigueur. Décidément, entre Memory Tapes, Titus Andronicus, Yo La Tengo et cette équipe prometteuse, qu’attend le New-Jersey pour remplacer New-York au titre d’état le plus classe des US?

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