Elysian Fields, Le Bourg, Lausanne
Concert
N° 41, octobre 2009
par Sarah Lombardi
Elysian Fields, ce groupe new-yorkais au nom évocateur (qui renvoie à l'espace où séjournent pour l'éternité les héros et les poètes après la mort dans la mythologie grecque), nous faisait rêver depuis longtemps.
Et pourtant, la formation semblait toujours nous échapper comme une promesse inacessible. Les voilà pourtant sur la scène du Bourg.
Il y apparaissent dans leur formation réduite: Jennifer Charles, double de Betty Boop moulée dans une robe qui se qui se confond avec la tapisserie de cet ancien cinéma, et Ed Pastorini aux instruments. Ce dernier est l'un des membres du groupe d'origine et a composé beaucoup de morceaux de cette formation de jazz teintée d'un rock sombre.
Voix acidulée
La voix de la chanteuse, acidulée et sensuelle, constitue l'élément central sur lequel repose cette musique. Tantôt elle est accompagnée de compositions au piano de type jazz, tantôt de mélodies jouées à la guitare aux accents plus rock et binaires.
Mais d'autres influences transparaissent, des sonorités tirées du Tango argentin, comme sur le morceau Only for Tonight
qui figure sur leur sixième et dernier album (After life),ou de la musique séfarade à laquelle ils se consacrent à travers leur autre formation musicale, La Mar Enfortuna.
Ballades lascives
Depuis 1995, Elysian Fields ne cesse d'explorer les genres sans jamais perdre son identité, faite de ballades noires et lascives.
Après une heure de concert, baignée dans une ambiance très intimiste, Betty Boop se glisse entre les tables et, telle une apparition, disparaît pour rejoindre ses terres faites de promesses et de jours tranquilles.
Ancien site sonotone.ch (2006–2011), restitué à partir des captures de la Wayback Machine. Les images n'ont pas été archivées.